Possibilité d’une relance économique dans le NOSO et le Grand Nord

Possibilité d’une relance économique dans le NOSO et le Grand Nord

L’INS croit que les activités économiques reprendront bientôt dans le Grand Nord et les régions anglophones du Cameroun.

L’Institut national de la statistique est optimiste quant à la reprise des activités économiques dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Possibilité d’une relance économique dans le NOSO et le Grand Nord

Dans une note sur l’inflation au cours du premier trimestre 2020 dans le pays, l’INS estime que les trois régions déclarées Zones de Catastrophe Economique en 2019 vont se relancer économiquement.

L’optimisme de l’Institut repose sur le fait que «la reconnaissance du statut des zones de catastrophe économique pour les régions de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest a conduit à l’établissement du plan de développement pour reconstruire et développer ces zones affectées. Le plan devrait contribuer à améliorer la situation sécuritaire pour la reprise et l’intensification des activités économiques ».

Pour l’Institut national de la statistique, toutes ces conditions devraient accroître l’offre de biens et de services, notamment dans ces trois régions, en proie à des crises sécuritaires depuis plusieurs années.

Dans le cas de l’Extrême-Nord, la région souffre des attaques récurrentes de la secte islamiste Boko Haram qui détruit tout sur son passage. Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les groupes armés, en particulier les combattants séparatistes, répandent la terreur.

Le statut de zone économiquement touchée reconnu dans les régions de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, leur confère désormais un régime fiscal particulier similaire à celui de la loi du 18 avril 2013. Ainsi, de nouveaux investissements (quelle que soit leur taille ou leur origine), qui seront effectués dans ces régions pourront bénéficier de certaines exonérations et charges fiscales (dont la TVA sur l’acquisition de biens et services, l’impôt sur les sociétés et la perception minimale) pendant une période pouvant aller jusqu’à 10 ans (maximum 3 ans pour la phase d’installation et 7 premières années de fonctionnement).

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