Gabon : Augmentation de 14% du coût des produits alimentaires en provenance du Cameroun

Gabon : Augmentation de 14% du coût des produits alimentaires en provenance du Cameroun

D’après la Banque mondiale, le prix des produits agricoles qui circulent entre les différents pays de la Cemac a subi une augmentation. A cet effet, cette conclusion est le résultat d’une étude sur la thématique : « Briser les obstacles au commerce régional en Afrique centrale ». Les résultats de cette recherche ont en effet été présentés le 30 août dernier.

A en croire le rapport rendu par les experts, à cause de diverses tracasseries, les policiers, gendarmes, agents de la douane et les autres agents qui s’occupent de la sécurité routière sont à l’origine de cette augmentation. Tout ceci fait que les produits agricoles achetés au Cameroun et en partance pour le Gabon reviennent finalement 14% plus cher qu’ils ne devraient.

D’autre part, toutes ces tracasseries représentent 5 fois la marge bénéficiaire des producteurs qui s’élève généralement à 3% du prix d’achat initial. Les coûts de production quant à eux, et ceux de transport, s’élèvent respectivement à 18 et 16%.

A en croire la Banque mondiale, tout ceci aboutit à une augmentation considérable du prix des produits dans les marchés. A cet effet, les produits agricoles sont finalement vendus à un coût supérieur aux tarifs recommandés. Les spécialistes dénoncent également les dangers qui existent en ce qui concerne la guérilla que subissent les commerçants de produits agricoles sur des pays membres de l’Afrique centrale. Ainsi, la situation «est tellement reconnue, généralisée et institutionnalisée, que les acteurs du marché intègrent ces paiements dans les frais de transport».

D’autre part, au Cameroun, le syndicat du secteur du transport terrestre fait état de 120 postes de surveillance mis en place par la police, les gendarmes, les douaniers, sans oublier les employés de la prévention routière actifs sur le trajet Douala-Ndjamena.

Les syndicalistes affirment en effet que chaque camion remet une sorte de « motivation » à chaque contrôle. Cette motivation se situe approximativement entre 1 000Fr et 5 000 Fr. En faisant le calcul, il en ressort que les 78 000 camions qui empruntent le corridor Douala-Ndjamena dépensent en moyenne 175 milliards de FCFA chaque année.

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